Le Mensonge, Notre Défi

Aucun homme ne naît mauvais, rempli de haine et de rêves de suprématie, il le devient aussi progressivement que son âme peu à peu s’abandonne au mensonge et se noie dans sa propre perdition.

Le mensonge est le bras armé du mal. Il est son fidèle serviteur, sa donnée technique pour imprégner l’homme de son venin.

Il s’immisce dans les rapports sociaux pour distinguer l’homme de son semblable, de son prochain, de son aîné. Il lui présente sa différence comme un élément de compétition et de comparaison à l’autre. Le mensonge se glisse dans les failles de l’orgueil humain pour faire échouer la collectivité au profit de l’individualité, cette notion qui, à son paroxysme, s’empare des volontés des hommes à bâtir le bien.

Le mensonge établit ensuite une hiérarchie, il provoque le jugement hâtif de l’autre sans connaissances préalables, ni suffisantes. Il désorganise la confiance mutuelle et sème la zizanie par la condamnation facile et l’opinion sévère. Nous perdons alors, l’ humilité qui constitue l’idéal de notre vie terrestre.

La bataille pour l’estime de soi et pour la reconnaissance sociale prend alors le visage des combats funestes.

Il est important selon moi, d’appréhender cette notion qui nous crie nos valeurs primordiales, débarrassé de toutes influences, de tous jugements. Ce comportement fait d’intelligence constitue l’immunité spirituelle de l’homme, celle qu’il doit regagner pour sauver ses fils des « affres du gouffre ».

La situation actuelle nous dépeint ce tableau selon lequel nous poursuivons un idéal affectif, un idéal de dignité pour tous, en privant notre tissu social de son habit naturel, de sa spiritualité commune pour établir nos règles et de son empathie originelle pour veiller à notre harmonie.

Le mensonge livre les hommes et leur environnement, au désespoir d’une quête superficielle dont l’objectif n’est que chimère.

Regagnons notre harmonie originelle et cessons de nous distinguer. Nos différences ne sont pas des distinctions, elles sont notre chance, notre richesse pour que nous trouvions en nous ce qui est unique et universel, ce qui brille de la même lumière mais seulement sous des couleurs différentes et complémentaires.

Nous verrons plus tard, les lieutenants du mensonge que sont la mort, l’argent, la haine, la peine et le doute; et tant d’autres…

 

Lecture universelle, Tradition d’Israël

La fête de Pourim est le symbole de la connaissance du bien et du mal, elle orchestre une pédagogie sous laquelle les enfants d’Israël se déguisent pour paraître un autre.

Ils le font pour retrouver leur « moi » originel, celui qui est guidé par la spiritualité d’Elokim.


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Préalablement insufflée lors de la conception, cette spiritualité a toutes les armes pour combattre le mal sur terre, une fois cette image retrouvée et le service divin effectué, l’humanité toute entière sera libérée du mensonge qui déroute les coeurs et foisonne les haines. Ce jour-ci, la fête de Pourim sera inscrite dans l’éternité et sera élevée au rang de fête universelle pour le monde entier et au-delà. Son rayonnement sera un royaume de joie.

Les fêtes d’Israël sont amenées à disparaître lorsqu’elles auront accompli leur tâche envers l’humanité, seules Pourim et Kippour resteront à jamais.

 


Even Moshia