La Place, Enjeu de La Diplomatie Universelle

La place est ce que chaque être nécessite pour exister. La gestion de la place se nomme la sagesse.

Concevoir la place de chacun est la force très concrète de l’harmonie. La place est l’enjeu diplomatique de tous les temps et il atteint son apogée dans notre époque où la radicalisation se propose à chacun, en bon prédateur, pour échapper à une dilution de son identité.

Commuters board the metro at Gare de l'Est station in Paris November 19, 2007. French commuters faced fresh misery on Monday but transport unions offered a glimmer of hope that they could end a six-day strike over pension reforms. The unions will vote later on Monday over the strike action, after agreeing on Sunday to reopen talks on government plans to do away with pension privileges that allow some public sector workers to retire 2.5 years earlier than the norm. REUTERS/Charles Platiau (FRANCE)

En effet, aussi bien dans une discussion, dans une politique menée par un pays, la place est ce qui permet à soi-même et à l’autre de s’établir en communauté, d’investir sa personne sociale.

Malgré l’existence des droits de l’homme, les habitants de la Terre ne sont pas tous reconnus selon une même valeur dans le grand patrimoine de la vie terrestre. Crier l’égalité de certains dans une partie du globe n’enlève rien au désarroi de l’esclavagisme moderne, au travail des enfants et aux autres perversions de l’instinct sauvage qui séduit les décisions de l’homme.

692763B34C6042DB86D09B276FAFEB86

Comme de coutume, l’homme vaniteux se fabrique un outil de conscience pour admettre la vie sous un aspect plus beau que ce qu’il en fait! Cela libère les pires instincts liés au profit et à la décadence vers lesquels l’orgueil nous emmène.

Les droits de l’homme sont aussi indispensables qu’ils constituent aujourd’hui une hérésie de justice dans un monde malade, désuni et livré à la manigance. 

Les inégalités fustigent notre morale et condamne notre passivité. Les sociétés modernes nous invitent d’une poigne de fer dans un gant de velours, à faire fis de ce qui pourrait entraver les barbelés de la Grande Economie et son avancée violente dans les moeurs humaines. La Grande Economie demeure au fil du temps, sans réels objectifs d’épanouissement et d’égalité pour l’humanité. Elle instaure une compétition acharnée, impose une discipline draconienne et ne nous propose aucune évolution en tant qu’espèce, en tant que locataire de vie. Elle amuse nos sens et confectionne des héros éphémères. Cela nous renvoie cette question, mais où se trouve donc notre liberté? En possédons-nous une?

La place est ce que l’autre peut nous envier. La place est la seule motivation réelle de tout déterminisme, de tout extrêmisme, de tout mal. Cette notion de façon contradictoire, porte en elle sa solution, son antidote.

Le concept de la laïcité est un bon concept à cette chose prêt, c’est qu’elle gomme peu à peu nos différences dans une recherche éperdue d’un standard, d’un stéréotype de toute provenance qui ne conserverait en réalité que peu de choses des traditions originelles, et ce afin de parvenir à vivre ensemble.

images-2

Je défends cette idée, celle qui consiste à s’accepter mutuellement sans rien concéder de nos différences.

Partager, faire se rencontrer les traditions et ce qu’elles ont à apporter au monde entier, voilà une démarche productive pour les hommes. Elles représentent selon moi, notre vérité à tous, celle qui couronnera la vie par l’harmonie des richesses générées par nos traditions. Car chaque tradition comporte un savoir. S’y intéresser, c’est s’en instruire.

Confronter les sagesses pour obtenir le nectar de vie que la raison peut nous offrir, telle doit être la quête de l’homme savant et responsable.

images-1

Si plusieurs sagesses existent sur terre, qu’elles coexistent et coopèrent vers la vérité sans rien attendre! Des vies en dépendent! Si au contraire, les sagesses de l’homme ne partagent pas leur savoir, alors c’est qu’il n’en existe véritablement aucune d’honnête.

Aussi, les hommes se disputent la place géographique, ils confrontent leurs frontières et leurs idéaux. La place spirituelle n’est que trop souvent un moyen de « féodaliser » un désir provenant de la fièvre humaine, un désir irrésistible de conquête et de domination: le pouvoir.

Le territoire spirituel de la vie est notre avenir. Il est le point de mire de nos civilisations, le point culminant de nos évolutions. Parcourons ensemble nos richesses, partageons ce que nous avons de plus précieux à offrir, épargnons les millions d’innocents qui sont, chaque jour, sacrifiés sur la froideur de notre dédain.

images-10

 

Lecture Universelle, Tradition d’Israël

Dans le Judaïsme, il n’existe pas de hiérarchie formelle. Il existe des rôles sacrés avec des bataillons de prêtres aux tâches minutieusement réparties dans le fonctionnement du Temple Sacré d’Israël.

Lorsqu’une personne vous procure un enseignement, un savoir, il devient votre maître sur ce sujet. Vous pouvez devenir maître à votre tour sur un sujet que vous connaissez et sur lequel vous êtes en capacité de l’enseigner. Nous respectons celui qui enseigne et transmet. Il est en ce concept théologique, la seule hiérarchie dans la tradition d’Israël. La royauté devint entre temps un moyen de communiquer avec les nations, la royauté étant dans la tradition d’Israël, la maîtrise de ses instincts, autrement dit l’épanouissement de l’âme aguerrie.

Seules les âmes ne sont pas égales. Leur fonction, leur place et statut brillent d’une intensité inégale et complémentaire. Chacune est tout aussi indispensable que n’importe quelle autre.

Elokim, D. d’Israël, Roi de l’Univers, reconstituera le puzzle de la création, il réparera et rétablira l’équilibre du parfait, la dimension dont nous avons été chassés, le paradis que nous retrouverons pour l’éternité. Amen.

 


Even Moshia