AUSCHWITZ le 28.11.2015, voyage avec 100 lycéens français

Lettre à mes jeunes amis,

Je suis poète, je m’appelle Even Moshia.

Nous avons voyagé ensemble sans se connaître, ni se présenter, voici chose faite et ci- dessous se trouve le témoignage de notre rencontre discrète et intense.


Je tiens tout d’abord à vous remercier de l’intérêt que vous avez porté à cette rencontre, ce voyage dans un enfer réel, venu sur terre nous enseigner le périple et les dérives de la pensée humaine.

Je tiens à souligner que l’attitude que vous avez eu est d’un réconfort inouïe pour celui qui pleure encore la perte de bon nombre de son peuple, cette considération exprimée par votre retenue, votre émotion et votre respect réchauffe le cœur de nous tous.

Ce témoignage est diffusé dans plus de 400 groupes Facebook communautaires, beaucoup de gens seront au courant de votre attitude digne et magnifique. Cette empathie que vous avez développée est un cadeau que vous nous faites lorsque nous, nous ne faisons que notre devoir.

L’espoir et les prochaines évolutions de l’homme résident selon moi, dans l’expression de cette empathie, symbole suprême et définition de l’Humanité.

Vous êtes l’opinion publique de demain et il vous appartient de décider quel monde vous souhaitez construire, quel idéal en vous, saura s’imposer, quel que soit ce que vous dictent les médias, ce que vous prônent les idéologies, ce que vous privent les dogmes.

Vivez libres, atteignez et conservez toujours le recul nécessaire pour penser par vous même, par vos propres expériences ; car l’avis, l’opinion est le bouclier individuel de notre liberté collective et sera l’expression de votre volonté à la protéger, la partager puis la transmettre.

Vivez l’histoire au travers de ce que vous ressentez, enrichissez votre cœur de nos différences, acceptez la dérive de certains pour les ramener à la raison, ne laissez pas enflammer votre cœur dans la déraison ou la singularité, faites votre propre recherche et vous trouverez toujours la même résonance, la même universalité en nous car « nous ne sommes qu’Un ».

Tout ce qui se proposera de désunir les hommes sous quelque cause ou intérêt que ce soit, ne peut être qu’un mensonge projetant de vous engloutir vers l’ignorance.

Le savoir et la connaissance sont les remparts de la liberté. En effet,  il nous faut déterminer les frontières d’un espace spirituel pour s’y tenir en liberté. Sans limites, ce n’est plus la liberté, c’est un naufrage, une noyade dans un océan d’incertitudes, de mal être et de doute permanent. –

Vous comprendrez que le combat de votre génération est un combat idéologique dans un monde fait de métaphores engagées, de symboles armés et d’images manipulées. Chacun au profit de sa cause et tous arborant, par contradiction, un visage de bonté ou de légitimité pour induire votre pensée.

L’opinion publique est donc privée de « ses yeux » et réagit simplement à la violence que les sociétés lui servent chaque jour. C’est pourquoi depuis de nombreuses années, je prépare un livre qui s’intitule, La Pupille du Cœur, qui est un essai philosophique et poétique. Il a pour objectif d’offrir un regard nouveau pour faire apparaître en vous, tous les regards dont on nous prive, toutes les émotions que l’on nous cache, toutes les solutions que l’on se gâche. Sa sortie officielle est prévue pour le mois de Mars 2016, vous trouverez toutes les informations sur mon site, evenmoshia.com.

Je pense que ce défi incarne les défis d’aujourd’hui et de demain, je pense que votre avenir est menacé par la destruction et qu’il triomphera de par son cœur et son humanité, mais malheureusement pas sans combattre, pas sans un combat méthodique, harmonieux et déterminé contre le mensonge.

Alors apprenez des livres mais apprenez par vous même. Osez le contact, le dialogue avec l’improbable parfois, car il est une responsabilité collective de veiller au bien être de chacun. Trouvez votre vocation et servez notre planète avec votre talent, car vous avez un talent, nous avons tous un talent indispensable à l’harmonie de l’humanité et de son environnement.

 

Tendrement, 

Even Moshia